By Falvo Fowler

Il était une fois une famille qui vivait dans un pays très très lointain. C’était un bon pays. C’était un beau pays. Il était dirigé par un leader gentil et bon qui avait des amis dans le monde. C’était le genre d’endroit où les enfants pouvaient courir et jouer et être si fatigués après leurs jeux qu’ils dormaient paisiblement, rêvant d’un autre jour d’aventures. Vous imaginez-vous être si fatigués parce que vous vous êtes trop amusés ? C’était bon à ce point !

 Mais un jour, un leader qui ne se préoccupait que de lui et des siens prit le pouvoir du pays. Il parlait fort. Il était vulgaire. Il était grossier. Il n’était pas agréable avec les gens. Il les traitait de toutes sortes de noms et disait toutes sortes de mensonges. Aimeriez-vous qu’une telle personne dirige votre pays ? Non. Les citoyens de ce pays qui avait été agréableauparavant, ne voulaient pas d’un tel dirigeant.

 Beaucoup de bonnes personnes se mirent à quitter le pays. Et quand le leader l’apprit, il commença à punir toutes les bonnes personnes. Mais les pères et les mères voulaient que leurs enfants aient une vie meilleure. Ils voulaient que leurs enfants profitent de la vie et connaissent toutes les bénédictions que Dieu leur réservait.

 Aussi, certaines familles envoyèrent leurs mères, et d’autres, leurs pères pour se sauver secrètement et aller dans des pays lointains où ils avaient des amis ou de la famille qui pourraient les aider à s’échapper d’un pays qui autrefois avait été puissant.

 La mère de cette famille s’en alla après avoir pleuré et prié pour chacun de ses deux fils. Elle leur dit de regarder toujours aux bonnes choses de la vie, de ne jamais perdre espoir, d’écouter Papa en son absence. Et, comme toute bonne mère, elle leur recommanda de manger sainement, de ne penser qu’au bien et de choisir seulement le bien, de toujours croire que Dieu serait là pour eux, parce que, expliqua-t-elle, si vous prenez soin de votre corps et de votre esprit, et que vous croyez en Dieu, il n’y a rien quevous ne pourrez pas faire.

 Elle prit ses enfants et son mari dans ses bras et les embrassa, puis, elle disparut dans la nuit.

 Un jour passa, et les garçons étaient prêts à la rejoindre. Mais, ils n’eurent aucune nouvelle d’elle. Une semaine s’écoula, et les enfants ne reçurent même pas un message. Un mois, un an, toujours rien. La situation dans le pays continuait à se détériorer. Le leader contrôlait maintenant les militaires, et on trouvait difficilement des aliments.

 Le fils aîné refusait de croire que sa mère reviendrait un jour. Il se mit en colère contre sa mère parce qu’elle était partie, en colère contre son père parce qu’il restait, contre Dieu, contre son pays. Mais malgré tout cela, il aimait son petit frère et n’abandonnait pas à cause de lui.

 Le plus jeune frère répétait, presque chaque jour : « Mange sainement (même si nous n’avons pas beaucoup à manger), pense aux bonnes choses et choisis-les (même s’il n’y en avait pas beaucoup), et crois toujours que Dieu sera là pour nous. Et, nous reverrons Maman. »

 Son frère haussait les épaules et faisait un petit sourire condescendant devant la foi de son petit frère.

 Deux ans et deux mois après, juste comme les choses allaient de mal en pis, ils reçurent un message secret. Il venait de leur mère. Il était en langage codé. Leur père dut le leur lire. Il leur disait de suivre une caravane qui les conduirait dans plusieurs endroits. Certains endroits seraient dangereux, d’autres seraient trop beaux pour être vrais, mais ils devraient toujours garder la foi en sachant que leur mère attendait de les voir. Elle dit : « N’ayez pas peur des endroits dangereux ; croyez en Dieu. Ne vous laissez pas tenter par les endroits agréables ; Maman a une meilleure place (et de meilleurs aliments) pour vous. Ne perdez jamais espoir que la vie sera bonne. »

 Les garçons commencèrent leur voyage avec leur père cette nuit-là. Ils rejoignirent une caravane et se mirent à marcher. Parfois ils voyageaient en train. Parfois ils se déplaçaient en camions (grands camions). Parfois ils dormaient en pleins champs. Parfois ils sentaient des serpents leur glisser dessus. Parfois ils n’avaient rien à manger.

 Chaque fois qu’il se passait une mauvaise chose, le grand frère se mettait plus en colère. Il disait : « Rien ne vaut la peine de subir tout cela. Nous n’allons jamais y arriver ! »

 Mais le jeune frère disait maintenant : « N’aie pas peur des endroits dangereux ; crois en Dieu. Ne te laisse pas tenter par les lieux agréables ; Maman a un meilleur endroit (et une meilleure nourriture) pour nous. Ne perds jamais la foi et crois que la vie sera bonne. Crois, frère, crois. Vois le bon côté des choses. Ne vois pas seulement le mauvais côté des choses. »

 « Ha ! » se moquait son frère. « Tu es trop jeune pour connaitre la vie. »

Une nuit, alors qu’ils se trouvaient dans un lieu dangereux, des voleurs s’approchèrent d’eux en jurant. Le grand frère était effrayé. Il ne voyait pas ce qu’ils pourraient faire. Mais le jeune garçon et son père se mirent à prier. Ils se mirent à prier dans la langue de leur peuple.

 Les voleurs s’arrêtèrent. Ils écoutaient. Et ils se mirent à rire. Ils rirent si fort que le père et les deux garçons étaient confus. Les voleurs cessèrent de rire et dirent à la petite famille : « Nous sommes de votre village. Nous avons abandonné le voyage parce que nous avons perdu espoir.

 Entendre une prière dans notre langue, quelle sensation merveilleuse ! Nous sommes désolés d’avoir ri, mais c’est la première fois que nous avons ri si bien depuis que nous avons quitté la maison. Venez manger avec nous. »

 Ainsi, ils partagèrent tous un repas. (Rien ne rapproche les gens autant qu’un bon repas, n’est-ce pas ?)

 Les voleurs, qui venaient du village de la famille, disent à cette dernière qu’ils voyageraient avec eux. Entendre la prière leur avait donné de l’espoir. Ils voyageraient avec eux et les aideraient de la meilleure façon possible pour qu’ils ne soient pas arrêtés et qu’ils réussissent.

 Parfois ils devaient être silencieux. Parfois ils chantaient des chants qu’ils avaient tous appris à l’église si loin de là. Chants de louanges à Dieu. Chants d’espoir. Chants de leur pays. Même le grand frère ne put s’empêcher de se réjouir avec eux.

 Finalement, ils arrivèrent dans le pays où leur mère s’était installée.

 Et là, comme elle l’avait promis, elle serait leur mère. Les garçons et leur père laissèrent tout tomber et coururent vers elle. Les membres de la famille du nouveau pays voulaient savoir comment ils avaient réussi. Le jeune frère dit qu’il se souvenait des paroles de sa mère ; le père dit qu’il aimait trop sa famille pour abandonner ; mais le grand frère garda le silence pendant quelque temps. Puis il pleura. Il dit à sa mère qu’il l’avait détestée, il avait détesté son père et leur Dieu. Il avait détesté vivre là où ils avaient vécu. Il avait tant haï dans sa vie. « Mais, » commença lentement sa mère, « comment as-tu réussi à y faire face ? »

 « La foi de mon petit frère m’a aidé à voir que la vie est plus grande et meilleure que toutes les mauvaises choses qui nous entourent. Même lorsque nous croyions que les voleurs allaient nous tuer, lui et Papa ont prié à haute voix, et Dieu nous a sauvés à cause d’eux. La foi de mon petit frère m’a aidé à garder vivante un peu de ma foi. »

 Savez-vous que nous aussi nous dirigeons vers un autre pays pour apprécier une vie d’abondance complète ? Nous l’appelons la « Nouvelle Terre. “Ce voyage peut être long et parfois difficile, mais notre foi en la présence de Dieu et en Ses promesses peut nous aider à aller de l’avant. Lorsque nous croyons et obéissons, cela peut être un encouragement pour d’autres.

Falvo Fowler

Falvo Fowler

Falvo Fowler est le rédacteur en chef des guides d’études pour Berceau, Jardin d’enfants, et Primaire de l’École du Sabbat à la Conférence Générale des adventistes du Septième Jour. Il a créé et produit la série d’animation des Liens de la Grâce et créé l’application de l’Étude biblique de l’École du Sabbat.