Dynamic Steward : Comment vous êtes-vous joint à l’Église adventiste ?

Valère Marouvin : Mon épouse Thérèse, et moi-même avons découvert la foi adventiste par des membres d’église qui faisaient du porte-à-porte. Nous avons été baptisés en 1964. Nos trois enfants sont donc nés dans un foyer adventiste.

DS : Quand avez-vous commencé à être un membre actif ?

VM : Immédiatement après mon baptême ! J’ai servi le Seigneur dans différentes fonctions au sein de l’église locale. Depuis 1976 j’ai occupé le poste de directeur bénévole des Ministères de la GCV au niveau de ma fédération locale, la Fédération de la Réunion, dans l’Union de l’Océan Indien.

DS : Quelle a été votre stratégie pour le Département de la GCV de votre église locale ?

VM : À cette époque, j’étais membre de l’église de Saint-Denis, la capitale de l’île de la Réunion. Nous avons mis sur pied un comité de la GCV pour l’église, avec deux objectifs : sensibiliser les membres à la générosité systématique, et prendre conscience de la situation financière catastrophique de la plupart de nos églises.

Notre approche de base était de rendre visite aux familles dans leurs foyers pour leur enseigner ce qu’est la gestion biblique et les encourager.

DS : Qu’est-ce qui a contribué à votre engagement à long terme au ministère de la GCV ?

VM : En 1980, j’ai été appelé à superviser la construction d’une nouvelle église dans une région non loin de Saint-Denis, appelée Moufia. Je me suis porté volontaire pour m’occuper de la communauté de 29 membres nouvellement fondée. Dès le début, mon objectif était d’établir un ministère de la GCV au sein de ce nouveau groupe de croyants. C’est ainsi que l’église a été construite uniquement avec l’aide et les fonds apportés par les membres.

Une fois la construction terminée, je me suis rendu compte que c’était une stratégie gagnante. Une église au travail grandit dans tous les domaines. Mon expérience avec l’église de Moufia a confirmé l’équation : temps + talents + finances = GCV.

DS : Voudriez-vous nous faire part de votre expérience personnelle en tant que gestionnaire des ressources du Seigneur ?

VM : Dans ma vie personnelle, j’ai dû faire face à des situations difficiles. Cependant, Dieu a toujours répondu à mes prières et m’a donné parfois des solutions inattendues. Lorsque j’enseigne et que je forme les autres dans le domaine de la gestion, pour les encourager, je fais toujours allusion aux puissantes interventions du Seigneur en ma faveur.

Je pense à une situation familiale particulière qui m’a encouragé dans ma décision de vivre en fidèle gestionnaire. Ceci concernait ma fille Claudine. Elle avait décidé de suivre des études théologiques au Séminaire adventiste deMaurice en 1980. Au début, il semblait financièrement impossible à notre famille de payer ses études. Cependant, Jacques Doukhan, directeur du séminaire, en visite dans notre île, lui a offert la possibilité de travailler à temps partiel dans cette institution pour couvrir ses frais. La porte était ouverte. Malheureusement, certains ont contesté son recrutement, et l’institution a retiré son offre.

À ce moment, je me trouvais face à un dilemme déplaisant : soit je payais ses études, soit elle devait rentrer à la maison. Je devais financer les frais de scolarité de mes deux autres enfants, un prêt sur la maison, et les dépenses pour une nouvelle voiture.

Face à ce dilemme, je choisis de me mettre à genoux et d’en parler à Dieu, avec la conviction que Claudine devrait pouvoir continuer. Le texte de Malachie 3:10 me vint à l’esprit : « Mettez-moi ainsi à l’épreuve, dit l’Éternel, le Maître de l’Univers, et vous verrez si je n’ouvre pas pour vous les fenêtres du ciel. »


Cédant aux encouragements de l’Esprit, je pris un engagement avec le Seigneur : « Je vais T’apporter non seulement une, mais deux dîmes (sous forme d’offrande). »

Dieu répondit miraculeusement à ma prière. Une banque accepta de financer les études de Claudine. À mon travail, en tant que fonctionnaire, on me proposa de faire des heures supplémentaires. Même le concessionnaire automobile mevendit une voiture neuve avec un plan de remboursement, fait inhabituel à l’époque.

Je suis convaincu que la Gestion chrétienne concerne la relation entre l’homme et Dieu.

DS : Quel est le résultat de vos nombreuses années de travail comme responsable du ministère de la GCV dans votre église locale ?

VM : Tous les membres fondateurs de l’église de Moufia ont adopté le principe biblique de la gestion. D’autres qui se sont joints à l’église plus tard ont fait la même chose. Actuellement, 85% des membres d’église suivent les directives de la Gestion chrétienne. Huit familles donnent une seconde dîme (10%). La moyenne des offrandes à l’église de Moufia constitue 7,8% des revenus des familles. Beaucoup donnent 10% ou plus. Dieu a béni mon ministère au travers de la fidélité et de la générosité de mes frères et sœurs.

DS : Quel est votre dernier mot ?

VM : Pendant de nombreuses années, j’ai régulièrement enseigné et encouragé les membres d’église à adopter les principes de la gestion biblique. Je soutiens encore le message de la gestion à l’âge de 84 ans. Voir que ma petite église de Moufia, avec ses 41 membres, contribue des offrandes régulières équivalentes à celles d’une grande église, me procure une grande joie. Ceci peut se passer partout. Une gestion fidèle est promue par un engagement continuel des dirigeants à enseigner par la parole et par l’exemple.

Valère Marouvin a servi comme directeur bénévole de la GCV dans son église locale et à la Fédération de la Réunion (SID) depuis 1976. En novembre 2021, à l’âge de 84 ans, on lui a demandé de servir comme directeur de la GCV de la fédération pour un nouveau mandat. En 1960, il avait épousé Thérèse Abriska (décédée en 2015) ; il est père de troisenfants et a quatre petits-enfants.

Témoignages de membres d’église

  1. « Ayant participé à plusieurs séminaires de la GCV de Valère Marouvin et entendu son témoignage, j’ai conclu que ma famille devait faire des progrès dans le domaine de la gestion des ressources financières que Dieu nous confie. Mon épouse et moi-même avons alors décidé de donner le même pourcentage [10%] en offrandes. Voilà 10 ans que nous mettons cela en pratique. Nous n’avons jamais manqué de rien. Dieu nous a abondamment bénis.

Mais Dieu m’a aussi montré que cette pratique ne fait pas de moi quelqu’un de généreux. C’est Jésus qui est vraiment généreux, car Il a tout donné pour moi. Luc nous rapporte Ses paroles : ‘Vous de même, quand vous avez fait tout ce qui vous a été ordonné, dites : Nous sommes des serviteurs inutiles, nous avons fait ce que nous devions faire’ (Luc 17:10). Je bénis le Seigneur du privilège d’être simplement un fidèle serviteur dans Sa maison » (Eliot J. Robert).

  1. « Nous glorifions notre Dieu qui n’a jamais cessé de nous bénir dans chaque domaine de notre vie.

Au début de notre mariage, il y a 22 ans, nos revenus étaient très minimes et très aléatoires, car les emplois étaient précaires. Cependant, nous avons toujours pu faire face aux circonstances difficiles de la vie. Nous avons vu la main du Seigneur agir dans notre vie. Il a été fidèle à Sa promesse dans Malachie 3:10. C’est avec assurance que nous invitons chacun à prendre Dieu au mot pour voir combien Il est bon ! » (Dany et Nicolas Basquaise).

Texte de l’encadré :

Notre approche de base était de rendre visite aux familles dans leurs foyers pour leur enseigner ce qu’est la gestion biblique et les encourager.


Valère Marouvin

Valère Marouvin a servi comme volontaire en tant que directeur de la Gestion Chrétienne de la Vie pour son église locale et la Fédération de la Réunion (SID) depuis 1976.En Novembre 2021, à l’âge de 84 ans, on lui a demandé de servir comme directeur GCV à la fédération pour un autre mandat. En 1960 il a épousé Thérèse Abriska (décédée en 2015) et il est le père de trois enfants et grand-père de quatre petits-enfants.